L’insolence d’un défi

Le défi lancé par Cbagbo à la communauté internationale suivi par certains citoyens ivoiriens crédules, ne relève que d’une opération de séduction démagogique. Ce dernier, en s’appuyant sur la sacro-sainte souvraineté nationale, a dénoncé les condamnations internationales qui se succèdent depuis l’invalidation du conseil constitutionnel ivoirien des élections présidentielles. Quelle impertinence! Il usurpe le pouvoir et il s’attend peut être à ce que le monde lui applaudit et lui ouvre promptement le conseil des nations. Il faut dire qu’en dépit des intérêts économiques qui souvent pèsent sur les choix des pays dans leurs politiques étrangères, le monde n’est pas entièrement corrompu. Cette corruption qu’il a fait entériner par son ami corrupteur et président du conseil constitutionnel ne peut susciter que réprobations et bouderies. Et puis l’intervention des chefs de l’armée en faveur de ce dernier ne fait que confirmer l’impartialité flagrante des institutions de l’état qui préfèrent les manies d’un homme auquel tous leurs intérêts sont liés que de s’aligner sur la volonté du peuple qui s’est librement exprimé. Le défi de Mr Cbagbo est insolent, déplacé, stupide et inacceptable, son instrumentalisation du patriotisme et l’évocation de la souvrainté nationale que nul n’a remis en cause à part son act corrompu, est complétement déraisonnable. Si souvrainté est, c’est celle du peuple, malheureusement Mr Cbagbo l’a tout simplement balayée en annulant le vote de plus de sept régions du pays pour pouvoir pencher la balance des voix électorales de son coté. Il faut le dire c’est tristement culotté.    

Commentaires:

Laisser un commentaire

«
»